Petit Léxique Poétique

janeiro 15, 2018

R.Roldan-Roldan

 

 

Petit Léxique Poétique

suivi de

Eros, Amen

Poésie

 

 

 

 

l´Absence

Puits sans eau

fenêtre murée

plage sans mer

squelette d´oiseau en cage

trou au coeur

vie en friche

l´irréversible séchant l´âme

#

 

l´Adolescence

Intenses deviennent la masturbation

et la fureur d´être

le rêve et la passion

solitaire

elle déguste des livres et des films

écrit compulsivement

et nie sa parole aux autres

qui ne comprennent rien

à cette prime jeunesse

qui l´inonde du sperme des songes

#

 

l´Amour

Se niche dans des trous louches

tel um insecte fuyant la peur

s´enfuit dans des labyrinthes frigides

enveloppé d´effluves écoeurants

parfois il rêve des explosions du sang

des tambours du coeur et

des pétales de coquelicots emportés par le son du clavecin

#

 

l´Amour II

Et puis au fil des soleils

levants couchants

il s´effiloche

sans bruire

le désespoir s´installe

sourd muet

et la joie s´enlise

dans les sables mouvants de l´indifférence

et puis un beau jour il se lève livide

le lit est vide

#

 

l´Apatride 

Il est seul

il est different

étranger on le montre du doigt

il ne ressemble à rien

il n´appartient à rien aime tout et rien

voudrait ressembler aux autres

toujours déplacé il se demande ce qu´il est

son coeur toujours ailleurs se plaît aux abîmes

sa pensée toujours ailleurs vague sur les nues

il parle plusieurs langues il a l´accent

il aime la littérature d´un pays

la philosophie d´un autre

la peinture d´un autre

la musique d´un autre

la passion d´un autre

la raison d´un autre

il est tout il n´est rien

voudrait quelqu´un qui soit tout et rien

rêve aux racines primitives

il cherche

il est seul

#

 

l´Ascète

Il se vide pour se remplir

se dépouille pour s´enrichir

ferme les yeux pour voir

méprise la carapace

cultive la Raison

et sourit

non pas à Dieu ni aux prophètes

mais à l´Infini

à l´Absolu

au Silence

mais

gourmet et addicte au sexe

il est baroque

à table et au lit

#

 

le Bonheur

Après-midi de printemps

la brise ouvre les rideaux blancs aux jasmins

sur son lit à côté de son bébé

un jeune papa contemple son enfant

paisiblement

il ne sait pas prier

mais son âme qui transborde de tendresse

s´élève vers l´Absolu

que seul l´amour atteint

il sourit et ramasse des instants d´éternité

#

 

la Compétition

Sainte pute du dieu Argent

ça brille comme l´or

ça vend

l´épouse la fille la mère

aux enchères

l´éthique connais pas

prostituition

on l´appelle Divine Néo

se croit étertnelle

et crucifie les démons supérieurs

#

 

les Conventions

Bâtardes

maquillées

vulgaires

elles surveillent le trottoir des sentiments

et veules et louches

codifient le comportement

fières de conduire le troupeau

des non-élus par la passion

vers le havre rassurant

de la prostituition comme il faut

#

 

Dieu

Il bâille

s´emmerde

légèrement suranné

il fume de l´opium

et boit de l´absinthe

pour oublier l´imbécilité des humains

au petit matin il se branle

et sourit aux cartésiens contestataires

à qui il dédie son éjaculation

n´ayant rien à faire il se recouche

#

 

l´Ecrivain

Son rêve fait pâlir la réalité

dans un monde de passion

la couleur de ses personnages

efface celle des êtres réels

il fait l´amour avec les mots

et la pollution nocturne surpasse le sexe

quand les phantasmes s´en donnent à coeur joie

#

 

l´Enfance

Regard ébahi

étrange est le monde

déjá la solitude la ronde

cachée sur les arbres

ou dans une maison en ruine

clair est son sourire se balançant

entre la rigueur et la rationalité de son père

et la tendresse et la foi de sa mère

elle contemple les oiseaux

qui dessinent des messages secrets sur le firmament

#

 

l´Exil

Il a la gueule du différent

les gestes de l´absent

il pue la nostalgie

la couleur de sa peau sent l´exotique

il boude les sources et pourtant

il pleure les neiges d´antan

et la musique des dunes

#

 

l´Exil II

Dans son propre pays

valeurs vulgaires

éthique batârde

ça pue la bourse avide

et la phtisie de l´âme

la masse défèque sa culture

et les lois ont un goût moyenâgeux

on dépile l´amour

stérilise la pensée

et dans l´arène on jette des camélias aux gladiateurs

qui se vendent aux enchères

du Nouveau Temple

tandis que les dieux s´ennuient

et se grattent les couilles

#

 

la Foi

Languide sourire

de sainte Thérèse de banlieue après l´orgasme

désirs refoulés

elle expose sa culpabilité au bon Dieu

qui narquois conseille

jouis espèce d´idiote pour te purifier

avant de m´adresser la parole

car la joie de la jouissance purifie et délivre

bien plus que l´abstinence

qui pue la mort

#

 

le Frère

Il voit la lumière au Maghreb

son sang andalou chante l´anarchie paternelle

il lit Bakounine

aux tropiques il prend les armes contre les dictateurs

il se passionne pour le cinéma

aime Angelopoulos Antonioni Bergman

Kieslowski Kubrick Tarkovsky

écrit des essais

et pur

part jeune

#

 

la Gloire

Elle scintille étincelle

brille aux éclats

tournoie tourbillonne

et s´élêve propulsée par l´Art

fusée en état de grâce phallus bienheureux

vers l´espace sidéral de la Beauté

et explose en myriades de constellations

#

 

le Hasard 

On le nomme Dieu

ou Destin

son masque grec

sourire ou rictus

traduit le cycle qui le régit

énigmatique et fascinant

il trompe la Raison

#

 

l´Humilité

Elle baisse le ton de sa voix

dit non sans arrogance

tout en gardant sa dignité

devant l´imbécilité

apprend sans faire semblant

salue la vie

et la remercie

#

 

L´Identité

Elle se regarde au miroir et le brise

les fragments s´incrustent dans sa chair

son visage se multiplie

elle cherche en vain des points de repère

des figures effacées

des mémoires trompées

des rues moyenâgeuses des paysages neigés

ou les ergs douloureux

elle rêve aux étiquettes

mais ne trouve aucune qui lui siée

#

 

l´Imbécilité

En ce siècle de suprême vulgarité

elle grasse tout

se pavane partout

Art politique religion media comportement

elle glorifie les merdes ensoleillées

glousse après avoir pondu son oeuf

glamoureuse et stupide elle lèche la mediocrité

pute éclatante du système

elle brille le temps d´une allumette

s´adonne à la félation du dieu Publicité

voire prostituition

se laisse sodomiser par le dieu Argent

et défèque de l´or fake pour les ignorants

en chantant

#

 

la Jeunesse

Tel un phallus jupitérien

crachant sa fureur de vivre

d´insolence en transgression

de passion en rage

elle boit l´existence jusqu´à la satiété

et abreuve ses jours de soifs dionysiaques

et d´élans libertaires

tandis que Chronos trompeur

se charge de la démentir

en lui niant l´éternité

#

 

Kinema

Le rêve la magie la féérie dans le noir

lumière des Lumière

pour oublier la dure l´amère réalité

constellations

Greta Garbo Jeanne Moreau Anna Magnani

Annie Girardot Romy Schneider Jean Seberg

Vanessa Redgrave Anouk Aimée Vivien Leigh

et les dieux

Visconti et le bal du temps perdu

Resnais et la mémoire à Hiroshima et Marienbad

Antonioni et l´arthrose des mots qui se vident

Bergman et les fraises sauvages plongées dans le silence

Buñuel et la bourgeoisie promenant son chien andalou

Saura et les quatre loups de l´Apocalypse

Demy et les couleurs de la chanson de Cherbourg

Kaneto Shindo et la farandole des démons

Welles et l´énigme Rosebud

Angelopoulos et la grandeur éternelle de la Grèce

et l´évasion de l´adolescent tangérois solitaire et farouche

qui cherche des bouts de ferraille qu´íl vend heureux

pour aller au ciné

#

 

la Liberté

Altière hautaine fière

belle à en mourir

elle couche avec l´Intelligence et la Raison

méprie les couards

ignore les conventions

svelte et élégante

elle sourit à la Révolution

supérieure elle dédaigne la modération

insolente elle défie le Pouvoir

et rit aux éclats en regardant les mesurés

#

 

la Mère

Son regard doux se mouille de nostalgie

elle lit le journal elle paysanne d´un autre pays

aime Les feux de la rampe de Chaplin

La dame aux camélias de George Cukor

Nada de Carmen Laforet et Carlos Gardel

raccommode les chaussettes de ses enfants

en leur racontant des histoires de la famille et de la guerre

prépare un maigre bouillon de pattes de poulet

et quand l´exil lui serre la poitrine

elle murmure sa priere à la Vierge

#

 

la Misère

Boiteuse elle traîne sa savate

borgne elle défie les détails

elle fouille les ordures

qu´elle dispute aux urubus

rêvant de dénicher un tout petit trésor

qui lui permette de boucler la semaine

et quand la pluie se met à tomber

elle ouvre son parapluie troué

et sourit édentée

quand le soleil revient

#

 

la Mort

Sans fanfares ni tambours

discrète et domestique

elle fauche les êtres aimés

et installe sa présence au sein de nos convictions

pour nous rappeler le néant

et nous dire

profite-s-en demain sera trop tard

#

 

le Néant

Il côtoie la Mort à l´Ouest

longe l´Absolu à l´Est

s´écarte du Vide

vague parmi les astres

rien ne l´atteint

ni l´amour ni le chagrin

il sourit au vol de l´aigle

plane

quand tout devient Silence

berçant le Sens au creux du Sacré

#

 

l´Opulence

Yeux bleus saillants

sourire fake à la Mona Lisa

lèvres pincées à la Goya

elle fait sonner ses bracelets

comme une vache son grelot

balance ses fesses felliniennes

et pète en riant aux éclats

et rêve vaguement à l´engin d´un beau luron

tandis quelle caresse tendrement de son médium

sa charlotte mouillée

#

 

la Passion

Leste et intrépide

elle fait bouillir le sang

tourbillonne le coeur et chasse la raison

elle soulève les sentiments

émeute contre les conventions

révolution

elle libère les élans

plonge dans la liberté

défie la mort

et hurle jouissons

#

 

le Père

Les éclats de la guerre

le mutisme et le Silence

cohérence absolue

l´anarchie comme élévation

et Nietzsche au chevet

il aime Chaplin Garbo et Dostoïevski

il rêve parfois

sans en avoir l´air

généreux et dur seigneur

comme la Nature

 

#

 

le Poète

Lourde est sa vie

sa poche est vide

ses amours se sont évanouies

ses amis sont partis

il a oublié la choreographie des étoiles

et le vol des cygnes en flammes

il ne sait plus s´il écrit par passion

ou par désespoir

il boit le Silence

à petites gorgées

#

 

la Puberté

Elle vend des vieux journaux

des bouts de ferraille

et du bois

pour s´acheter un bouquin

ou aller au cinéma

elle rêve de manger des gâteaux

elle rêve d´aventures fantastiques

et de vaisseaux volants

elle ramasse des songes sur la plage

et se donne du plaisir en cachette

#

 

la Quête

De cime en abîme

elle ronge les entrailles

d´ascèse en catharsis

elle fertilise le cerveau

de soif en nausée

elle rajeunit le sacré cylindre de la création

de chevauchée en méditation

elle remplit les saintes sphères du désir

de deséspoir en révolution

elle sacre le courage d´être soi-même

#

 

le Rebelle  

Ne ressembler à rien

ne suivre personne

la fierté d´être soi-même

quand les tendres années cherchent

quand la passion n´a encore que 20 ans

la sagesse est vieille

lointaine

#

 

la Religion 

Catin puissante puante

maîtresse de l´imbécilité

elle étouffe la pensée

suffoque la passion

étrangle la Raison

émascule la chair

châtre le désir

avachit la volonté

souille la pureté

et crève les yeux de la Liberté

#

 

le Rêve

Travelling

un champ de blé parsemé de coquelicots

mais ce n´est qu´un flash-back

la foule des nuits traîne l´angoisse

de crever sans être arrivé

même si l´ange de l´Art lui souffle

continue mon pot

la mort ne t´arrêtera pas

tes os s´en souviendront

et les maudits aussi

#

 

Self help  

Livre de saison

doucement con

miséreux affamé

auto-sodomie

auto-imbécilisation

ça vend

comme les bananes aux tropiques

#

 

le Sexe

La joie du coeur

de l´intestin

du cerveau

l´allégresse d´être avant d´en finir

et parfois

il offre son bras à l´amour

pour une flânerie éphémère

qui fait gicler des promesses étourdissantes

sous les arbres sceptiques

et les buissons moqueurs

#

 

le Sexe II

Tambour battant

les sphères valsent Strauss

et le cylindre en état de grâce peint Bosch

rugit le volcan

les spasmes crachent l´éruption

le rideau se léve et dévoile

le sourire dégringolant de la cime

#

 

le Silence

Il élargit l´âme

l´apaise

élève l´esprit

adoucit le corps

et raconte la balade de l´onde

et les secrets du feuillage

parfois un oiseau solitaire

le brise soudain

pour le nomer

et le dialogue recommence

#

 

la Solitude

Les yeux cernés

la mine livide

les lèvres pâles

les cheveux gluants

elle traîne ses sabots sous les ponts

trempée jusqu´â l´âme par le crachin

en quête d´un pauve solitaire

pour retrousser ses jupons mouillés

parfois elle entend les cri-cris de son enfance

et croit rêver

#

 

les Souvenirs

Irréversibles

ils sont lourds

même quand ils sont légers

et lointains

acharnés ils harcèlent la mémoire

l´assaillent

la tourmentent

même quand ils sont doux

pas de paix possible

dans les entrepôts du passé

#

 

le Temps

Il est sage

farceur menteur trompeur blagueur

suit sa routine

se moque des vivants

qui lui font pitié

et ramasse les jours les nuits les ans

comme des feuilles mortes

qui n´ont plus de nom

dans le parc aux illusions fanées

ou manquées

#

 

l´Uchronie

Elle vote la plus belle langue du monde

et le grec devient la langue officielle aux USA

épargne la tête de Louis XVI

et celle  de Marie-Antoinette

exile les Romanov en Allemagne

fait assassiner Hitler par Claus von Stauffenberg

révèle l´énigme d´Isidore Ducasse

de Kaspar Hauser

du dialogue entre l´arbre et la terre

de la musique des fleurs

#

 

 

la Vieillesse

Clopin-clopan

elle raccommode son existence

contemple sa vie à la lunette

tricote les souvenirs

fouille le tiroir de la mémoire

à la recherche d´une lettre ou d´une mèche de cheveux

regarde par la fenêtre un monde qui n´est plus le sien

hausse les épaules

parce que rien n´est important

quand le départ est proche

#

 

les Wasp 

Frères du fascisme

cousins des nazis

fanatiques religieux

ils pillèrent et anéantirent la nation amérindienne

holocauste du peuple indien d´Amérique du Nord

et ils se vantent d´être les fondateurs des USA

go back to Europe foreigners

#

 

le Xénophobe

Rachitique d´esprit

misérable de coeur

court de pensée

l´intelligence atrophiée

il hurle invoquant les dieux

maudissant les différents

et se trompe d´Amour

#

 

les Yankees

Naïfs retardés cruels

ils s´enferment dans leurs frontières

ne sortant que pour bombarder

se croient démocratiques

et pourtant ils font croître

des Chomsky e des Susan Sontag

des Woody Allen et des Orson Welles

des Joan Baez des Janis Joplin e des Tom Waits

des Jane Fonda et des Jean Seberg

des Tennessee Williams et des Edward Hopper

#

 

Zen

Jardin de sable sous la pluie

les yeux mi-clos

parcourent l´enclos du minuscule Néant

les gouttes perlent du feuillage

le sourire s´emplit de vastitude

l´anxiété se dégonfle

le Silence berce le Sacré

#

 

 

 

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Quando um Escritor Fica Cego

 

        Eu, R.Roldan-Roldan, ou David Haize, autor de Zirpiak, Última Fronteira e de mais 32 livros, estou ficando cego.

É terrível quando um escritor fica cego. Literalmente cego. Pois nunca fui cego no sentido figurado. Aliás, escritor cego no sentido figurado não pode ser considerado escritor. Sim, terrível, como aconteceu com Borges. Assim com é terrível um compositor ficar surdo, como aconteceu com Beethoven.

Acordar numa sexta-feira e perceber que o olho direito está totalmente cego. Não há visão. Apenas uma tela negra. Após o impacto kafkiano, a alma, sobressaltada, estremece, adoidada, sem saber para onde se virar. Pula de uma direção para outra. O consolo (ou desespero) da prece? A violência (ou racionalidade) do suicídio? Ou a serenidade do estoicismo? Calma, cara, não se afobe. Opte por enquanto pelo estoicismo. Afinal de contas, o outro olho, o olho esquerdo, está funcionando.

E de repente penso, com tristeza calma, que tenho que aproveitar o que a minha visão limitada ainda pode me oferecer. Não só a beleza de uma árvore. Ou o encanto de um jardim coalhado de flores. Ou o esplendor de uma praia deserta ao amanhecer. Ou a arte, pintura, escultura, arquitetura, teatro, cinema. Não. Ocorre-me que quero para meus olhos o banal, o trivial, o dia a dia, a minha rua, os conhecidos de vista cujo nome desconheço e, claro, o rosto das pessoas que amo.

Mas, e a leitura? A paixão pela leitura? Ouvir um livro não é a mesma coisa que lê-lo. E o cinema? A paixão pelo cinema? Escrever, posso escrever, digitando diretamente no computador. Mas ler?

Respiro fundo, com estoicismo. Não, ainda não avisei meus filhos, nem meus amigos. Vou marcar consultas com oftalmologistas e neurologistas. Mas primeiro vou tomar meu café da manhã. Gosto tanto dessa refeição matinal. Café com leite, pão e manteiga, geleia, mel e queijo. E agradeço por ainda estar comendo minha refeição matutina. E elevo meu pensamento. Em silêncio e sem lágrimas. Vou continuar a escrever, aconteça o que acontecer.

Em tempo e como curiosidade. Muitos dos meus amigos, quando leram meu post no Facebook, acharam que se tratava de um personagem do meu último romance, Zirpiak, Última Fronteira, e não do autor dessa obra. Ironia. Mas isso não me entristeceu. Ao contrário, me fez sorrir. Ao longo de minha existência brinquei tanto de misturar minha vida com a dos meus personagens e vice-versa…

30-11-17

      

O Brasil nas Trevas

outubro 20, 2017

O Brasil nas Trevas

 

É com perplexidade (que outro termo poderia usar para definir essa tristeza, desencanto e sentimento de impotência?) que constato a degradação política, social, moral, ética e intelectual do Brasil. Como qualificar uma tendência totalitária no setor social? Como definir as regras de flexibilização da fiscalização do trabalho escravo? Onde encaixar um sistema onde a selvageria da economia subordina o bem-estar social ao poder do dinheiro? Como aceitar a visão unilateral de mundo dos famigerados economistas trancafiados numa alienação total dos mais elementares valores da humanidade? Como admitir um retrocesso tanto da classe política como da sociedade? Como se não bastasse a desigualdade social, por que voltar ao obscurantismo da Idade Média? Sim, a perplexidade nos leva a fazer mais perguntas do que encontrar respostas. Não, não vou citar nem Nietzsche nem Chomsky. Para quê?

Deixando de lado a corrupção dos políticos – e frisemos que a corrupção não grassa só entre a classe política, já que é algo totalmente inserido na cultura brasileira, assim como, por exemplo, a violência é inerente à cultura norte-americana – da qual o povo está finalmente tomando consciência, e sem partidarismo, pois todo partido é corrupto, foquemos um aspecto que abala os fracos alicerces da nossa democracia. Digo fracos porque o Brasil sempre foi pusilânime em suas conquistas sociais – lembremos de que fomos os últimos das três Américas a abolir a escravidão.

Toda democracia que se preze é laica. Ainda mais em nossa época em que não existe mais o conceito de nação igual a religião. Logo, o ensino religioso nas escolas públicas é um flagrante atentado contra os valores democráticos do País e fere a Constituição. Quem vai ensinar religião? Um padre? Um pastor? Um rabino? Um mulá? Um bonzo? Colocar o ensino religioso nas mãos de um clérigo, seja qual for a crença, é o primeiro passo para a negação do pluralismo no ensino. E isso é absolutamente inadmissível. A criança tem de crescer com moral e ética e não com conceitos duvidosos que restrinjam sua liberdade de pensamento. O ser humano tem de ser educado para se tornar um ser livre e pensante e se permitir duvidar, que é a antítese da ignorância. E se alguém alegar que o ser humano precisar do sagrado para se sentir protegido, ensinem à criança que a água sem a qual não há vida, o fogo do sol sem o qual não há vida, o ar sem o qual não há vida e a terra que nos alimenta são sagrados e nos protegem. Isso sem mencionar que a criança deveria aprender ética, antropologia e sociologia para não ser manipulada uma vez adulta. Isso sem mencionar que a criança deve ser ensinada a usar a Razão – sim, com maiúscula – que leva à espiritualidade.

E por falar em restrições à liberdade de pensamento, abordemos outra aberração digna dos mais exímios filisteus, dos mais fervorosos fariseus. Refiro-me à censura. E a censura à arte é intolerável. A arte, por ser arte, não tem que dar satisfação a ninguém e menos ainda aos fanáticos religiosos, aos reprimidos e aos essencialmente hipócritas. Demos um desconto a uma certa mistificação da arte. Hoje em dia qualquer um é artista, ou escritor, ou músico. E não é por aí. Mas não nos esqueçamos de que a arte não tem de ser necessariamente comportada e bonitinha, bem ao gosto médio. Se a arte está associada à estética, ela também é contestação, subversão e transgressão. E não vou citar o Manifesto do Surrealismo, de 1924, de Breton, para justificar o que estou dizendo. A censura é um modo de reprimir, de castrar o impulso do criador, e, portanto, é intolerável. Os fariseus (bis), e os filisteus (bis) ainda se espantam, em pleno século XXI, com um homem nu ou uma mulher nua, como se a nudez fosse vergonhosa. Se determinados cidadãos não estão de acordo com determinadas manifestação artísticas (e contestatórias), eles que fiquem em casa e respeitem os outros em vez de promover distúrbios nas exposições. Céus, que petulância! Que agressividade! Por sinal, a censura na exposição “Histórias da Sexualidade”, do Masp de São Paulo (o mais importante museu de arte da América Latina), é um triste exemplo de intolerância e imbecilidade. Um verdadeiro absurdo, levando em consideração que o Masp nunca estabeleceu censura em seus 70 anos de existência – foi fundado em 1947.  É curioso que justamente esses cidadãos que bradam pela moral e os bons costumes, engolem pacificamente todo o perverso lixo soft-core que lhes é impingido pela TV. E, diga-se de passagem, que a TV invade as casas.

Sim. É profundamente lamentável só vermos retrocesso, hipocrisia e intolerância – em todas as áreas – do País. O Brasil já foi mais justo socialmente falando. Mais tolerante. Mais democrático. Que o bom Deus – ou a Razão – nos livre da imbecilização em massa.

19-10-17

 

Os Esquecidos do Oscar

agosto 10, 2017

Os Esquecidos do Oscar

 

Os prêmios – seja qual for o campo da arte – são, como é sabido, relativos. O que quer dizer que nem sempre é o melhor que vence. Se pegarmos o prêmio Nobel de literatura, veremos que alguns escritores laureados estão praticamente esquecidos. Outros, que o tempo consagrou como grandes autores, hoje clássicos, foram ignorados. Como é o caso de Tolstoi, Proust, Kafka, Joyce, Borges e outros.

No âmbito do cinema, grandes filmes foram praticamente ignorados nos três maiores festivais da sétima arte do mundo: Veneza (o mais intelectualizado e mais antigo), Cannes (o maior em termos de transações cinematográficas) e Berlim (o mais engajado politicamente). Em 1962, quando O Pagador de Promessas recebeu a Palma de Ouro em Cannes, havia obras infinitamente maiores concorrendo, como O Eclipse, de Antonioni, O Anjo Exterminado, obra-prima de Buñuel, e Os Inocentes, de Jack Clayton, obra-prima do gênero e talvez o melhor filme de terror de toda a história do cinema. Claro, isso sem pretender desmerecer as qualidades do concorrente brasileiro. No caso dos grandes festivais, os critérios são outros. Mais exigentes e menos comerciais. Os prêmios são outorgados por um júri formado por gente de cinema: críticos, diretores, roteiristas, produtores e atores internacionais, de vários países, para que não aja favorecimento ao concorrente de uma determinada nação. Mesmo assim, às vezes os jurados, movidos pela simpatia da denúncia ou causa defendida no filme, outorgam o que poderíamos chamar de prêmio político a obras que, do ponto de vista estritamente cinematográfico, são inferiores a outras concorrentes, como foi o caso de Michael Moore, que arrebatou a Palma de Ouro em Cannes, em 2004, com Fahrenheit 11 de Setembro. Quero frisar que sou admirador de Michael Moore, mas Edukators, de Hans Weingartner, e Mal dos Trópicos, de Apichatpong Weerasethakul, que também concorriam à Palma de Ouro, eram superiores.

No caso de Hollywood, a coisa é diferente. A Academia melhorou em termos de prêmios no sentido que não prevalece sempre o lado comercial – exemplo: Moonlight: Sob a Luz do Luar, Oscar 2017 de melhor filme, não tinha nada de obra para o grande público. Mas Hollywood tem uma tendência acentuada a premiar atores/atrizes muito jovens em detrimento de grandes veteranos que nunca receberam a cobiçada estatueta. E, em relação aos intérpretes – sem mencionar diretores e roteiristas – cometeram-se muitas injustiças, em alguns casos redimidas (em termos, claro), pelo Oscar Honorário que, para um ator ou uma atriz, não é a mesma coisa que receber o galardão por uma determinada interpretação.

A título de exemplo, citemos alguns daqueles que nunca receberam o prêmio da Academia. Entre as mulheres, mencionemos Greta Garbo, apelidada de A Divina, a mais fascinante, mais sedutora, mais misteriosa estrela de todos os tempos. A mítica Lauren Bacall, esposa do também mítico Humphrey Bogart. A insinuante Barbara Stanwyck. A finíssima Deborah Kerr. A maravilhosa Jean Simmons que, além de boa atriz, era linda. A excelente Gena Rowlands (ainda viva), esposa do maior diretor independente dos EUA, John Cassavetes. A sensível Claire Bloom. A subestimada Viveca Lindfors, cujo talento sempre esteve acima dos papéis que lhe foram dados na Meca do cinema. Thelma Ritter, talvez a melhor coadjuvante que Hollywood nos deu, extremamente espontânea e engraçada; ela foi indicada seis vezes ao prêmio, mas nunca o obteve – aliás, a Academia sempre pareceu ignorar que fazer rir é muito mais difícil do que fazer chorar, e sempre se esqueceu dos comediantes, valorizando mais os dramas do que as comédias. Agnes Moorehead, outra grande coadjuvante, que foi indicada quatro vezes sem nunca ganhar.

Entre os intérpretes masculinos, temos Fred MacMurray, grande comediante. Glenn Ford, parceiro de Rita Hayworth em vários filmes, entre eles Gilda. Gene Kelly, que não era só um grande bailarino. Os britânicos Richard Burton – malgrado ter sido indicado sete vezes – e os notáveis Dirk Bogarde, Alan Bates e Oliver Reed, que trabalharam em filmes memoráveis. E o excelente Harvey Kietel (ainda vivo).

05-07-2017

Knight of Silence

abril 5, 2017

Knight of Silence

 

Oh Threats of Hell and Hopes of Paradise!

One thing at least is certain – This Life flies;

One thing is certain and the rest is Lies –

The Flower that once has blown forever dies.

Omar Khayyám (in Rubáiyát)

 

Bones and dust

remembrance

blood and joy

but no God

fulfilling the promise

*

Among noise and hurry

soul got lost

and the dirty night of the damned

writes down restless

the vast solitude

*

Still waiting for Him

but no word

no breath

He is still unreachable

to questions

*

Still alone in the nest

on that summit

in the desert

waiting for the last bird

the blind one

*

If you ever meet the lonesome Knight

on the high Hamada

tell the gods

he is still waiting

waiting for the Man

*

Such a long journey

oh the lonesome Knight is so tired of wandering

so thirsty of being

so stuck in the solitude of his dialogue

that he is forgetting his land and his name

*

Silence

mirror of his soul

why should the Knight ask

more than his silent dialogue

Silence makes him exist

*

Yore

when the Knight was wise

he used to lie to his foolish heart

yesterday

when he was wild

he used to dive in the fury of living

today he is old naked and free

*

Give him bread and water

or rice and tea

and the Knight will grow mind and heart

through the fields of Liberty

in no man´s land

*

When years become heavy

Death and Time start dancing around

with a dark smile

whispering hurry up

strangling illusions

*

Childhood sun and sand

and the casbah labyrinth

poor kid bore shoes

he used to eat dreams with dates

and drink green tea by the sea

*

Stay with the Knight

man from Africa

for his has lost his roots

and his words are becoming rare

far away from himself

in the fields of loneliness

love him

*

Oh God

what an unbearable stupidity

turns a man into a biped

In the prison of social conventions

Knight

don´t yell

destroy

*

Why should the Knight kiss

what the others kiss

why should the Knight embrace

what the others embrace

leave him alone with his dignity

*

Silence

diving in the Silence

far away from noise and words

and useless clothes

Silence

please hold the Knight

naked

*

Rainy night

lonesome street

steps and shadows

the Knight walks along with sad angels

looking for the joy of demons

lustful smile greedy eyes

his body shivers

*

Follow the Knight

to the land of desire fury and wine

where you will change your name

and embrace the typhoon of Freedom

before dark

*

Don´t answer

ask

for life is short

vast is pleasure

waiting for living

*

 

Where is this desolation coming from

why are words unable to determine actions

what could one expect from Fate´s owner

who will show the way in this marionettes world

the answer is nowhere

*

Since one is just a puppet

why such an anxious living

decades struggle is useless

Destiny is laughing

he is always the winner

*

Oh how serene the sand garden is

naked under the beech

passions in the attic

the Knight is just feeling himself

without thinking

*

Twilight

the funeral of the gods is over

dreams are buried

nothing was left but

greediness

chaos

and a fake History

*

Murmur of Time

slowly dropping the past

grey foam of ancient desires

frisson passing by

under the solemn oaks

*

Come away Knight

your faery is wounded

listen to her moan

pale is the sun through the mist

wandering steps

amid the mournful cypress

Come away Knight

*

Irreversible

no God

no Paradise

no demiurge

no hero

Art perhaps Love

maybe laic spirituality

*

August 10, 2016

For more Roldan´s poems in English refer to:

http.//tuckmagazine.com/2016/03/17/poetry-279/

 

 

Pequeno Léxico de Reflexões Filosóficas e Contestações Sociopolíticas

Texto revisto e ampliado

 

De tanto ver crescer a injustiça, de tanto ver

agigantar-se o poder nas mãos dos maus, o homem

 chega a rir-se da honra, desanimar-se da justiça e ter

vergonha de ser honesto.

Rui Barbosa

 

As convicções são inimigas mais perigosas

da verdade do que as mentiras.

Nietzsche

 

A superstição põe o mundo em chamas, a filosofia

 apaga-as.

Voltaire

 

Sempre notei que as pessoas falsas são sóbrias, e

 a grande moderação à mesa geralmente anuncia

 costumes dissimulados e almas duplas.

Rousseau

 

 

Se você não fosse tão ignorante (ou burro ou imbecil ou perverso) entenderia que…

 

01[Absoluto]…o Absoluto e o Nada convergem..

02[Afronta]…os salários, privilégios e regalias dos parlamentares são uma afronta ao povo brasileiro, algo absolutamente inadmissível.

03[Amor]…o amor talvez inclua jogar pedras aos porcos, pois um deles pode apreciá-las.

04[Armas]…é inconcebível que ainda se fabriquem armas, o que torna a humanidade profundamente atrasada.

05[Bancos]…o despotismo dos bancos deve ser regulado..

06[Cobiça]…o neoliberalismo incentiva a cobiça, o pior defeito humano..

07[Competir]…competir é imoral.

08[Conhecimento]…o fascínio do Desconhecido leva ao Conhecimento.

09[Consumismo]…o consumismo é fascista..

10[Corporações]…o despotismo das corporações deve ser regulado..

11[Cultura]…o achatamento, o raquitismo e a rarefação da cultura são  decorrentes da política cultural do neoliberalismo, já que, segundo o imediatismo do neoliberalismo, a cultura não dá lucro. .

12[Cultura]…há uma certa barbárie no menosprezo do neoliberalismo pela cultura..

13[Democracia]…o Brasil não é uma democracia, mas uma ditadura do capital – o impeachment de Dilma Rousseff é uma prova.

14[Deus]…a emoção confirma a existência de Deus, enquanto a razão a nega.

15[Deus]… nada prova a existência de Deus nem a sua não existência. .

16[Deus]…Deus é silêncio absoluto e não gritaria.

17[Deus]…Deus não precisa de intermediários, portanto não tem nada a ver com a religião..

18[Deus]…todo aquele que se arroga ser portador da palavra de Deus é um impostor, um charlatão e um picareta.

19[Deus]…Deus vomita os mornos, segundo a Bíblia.

20[Deus]…Deus ama os negros, os judeus, os ciganos, os agnósticos, os ateus, os homossexuais, os viciados, as prostituas e todas as minorias..

21[Deus]…Deus não ama os fanáticos, os intolerantes, os fundamentalistas, os sectários, os racistas e os homófobos.

22[Deus]…Deus talvez não esteja morto, mas está estressado, gasto..

23[Deus]…Deus deixou de ser um estereótipo.

24[Deus]…Deus é inominável..

25[Dignidade]…a dignidade começa pela ética, passa pelo desprendimento e termina pela Liberdade.

26[Economia]…a economia prevalecer sobre o bem-estar social é um crime político.

27[Economia]…o materialismo dialético do marxismo é um humanismo comparado com o degradante materialismo do neoliberalismo..

28[Economia]…se os economistas fossem um pouco menos ignorantes, se tivessem um mínimo de conhecimento do ser humano, se conhecessem um pouco de história e antropologia, perceberiam que a arte rupestre das grutas de Altamira e Lascaux diz muito mais – há milhões de anos – do que suas estúpidas teorias de sistema de governo.    

29[Educação]…um país que não prioriza a educação e a saúde não é um país sério, é um país atrasado que não merece respeito.

30[Educação]…as crianças deveriam ter aulas de ética, sexo, ecologia/meio ambiente, sociologia e antropologia no ensino fundamental. .

31[Eternidade]…a eternidade não existe, que é apenas um mito, já que tudo tem fim.

32[Ética]…a legalidade não pode prevalecer sobre a ética; que quando a legalidade fere a ética, a legalidade deve ser contestada, burlada, sabotada e destruída por todos os meios; não se pode esquecer que a escravidão era legal, assim como a segregação racial.

33[Ética]…no Brasil a ética está mais abaixo do que anus de réptil.

34[Exército]…é inconcebível que quase todos os países do Planeta ainda tenham exército, o que prova o atraso da humanidade.

35[Fé]…a fé é acreditar no potencial de transformação do Homem.

36[Feminismo]…o feminismo fora de um determinado contexto sociopolítico soa falso.

37[Fidelidade]…aquele que não é fiel consigo nunca será fiel com os outros.

38[Finitude]…a consciência da finitude reduz a prepotência.

39[Fome]…o cidadão com fome tem o direito de saquear.

40[Gozo]…o gozo regula a existência.

41[Gozo]…o gozo dá um sentido à vida.

42[Gozo]…o sábio equilibra o gozo entre a existência e a vida.

43[Homofobia]…a homofobia é uma característica dos seres inferiores..

44[Homófobo]…o homófobo é um homossexual enrustido.

45[Homossexualidade]…a criança já nasce homossexual.

46[Indiferença]…se tornou algo comme il faut em nossa sociedade alienada.

47[Ingenuidade]…é o suprassumo da ingenuidade afirmar que, num país tradicionalmente corrupto como o Brasil, as privatizações do governo FHC se deram sem corrupção.

48[Justiça]…todos os brasileiros não são iguais perante a Justiça (depende da conta que cada cidadão tem no banco).

49[Justiça]…a punição do infrator brasileiro depende de sua classe social e de sua conta no banco.

50[Justiça]…um país se faz com justiça e não com a impunidade das classes privilegiadas.

51[Justiça]…a omissão da Justiça acoberta o crime e o “legaliza”.

52[Justiça]…a Justiça é tão retrógrada no Brasil que ainda considera o crime sexual mais grave que o crime ecológico..

53[Justiça]…a justiça é tão retrógrada no Brasil que ainda considera o assalto a um banco (uma instituição suspeita sob o ponto de vista ético) um crime mais grave que a corrupção..

54[Liberdade]…nenhum ideal está acima da Liberdade..

55[Liberdade]…a Liberdade requer um desenvolvimento espiritual e intelectual para ser compreendida na acepção mais profunda do termo.

56[Liberdade]…tudo aquilo que atentar contra a Liberdade, sejam crenças religiosas, ideológicas ou convenções sociais deve ser destruído, aniquilado, pulverizado por todos os meios.

57[Lei]…toda lei que viole os direitos humanos deve ser destruída por todos os meios; que lei não é sinônimo de ética.

58[Mídia]…a mídia que está nas mãos de grandes corporações é tendenciosa, parcial e que, obviamente, favorece a classe social à qual pertence.

59[Milagre]…a vida vegetal, animal e humana é um milagre em si.

60[Nações]…há nações que não são dignas do presidente que têm, como é o caso dos EUA e do presidente Barack Obama. .

61[Nada]…o Nada e o Absoluto convergem.

62[Nada]…é o Nada que integra ao Todo.

63[Neoliberalismo]…no lupanar do neoliberalismo se vende tudo, até a própria mãe.

64[Neoliberalismo]…o totalitarismo do neoliberalismo ainda não entendeu que existe uma terceira via e que, para sobreviver, ele vai ter de ceder.

65[Opção]…tudo na vida é uma questão de opção, que quando optamos estamos anulando automaticamente o lado rechaçado, que a não opção é sinônimo de acomodação, frouxidão ou covardia, sem contar que a não opção é uma opção em si.

66[Opulência]…suas luxuriantes risadas são acompanhadas de sonoras flatulências.

67[Ousar]…ousar, ato salutar, é sinônimo de caráter. .

68[Padronização]…a padronização – ou massificação – é um atentado contra o indivíduo, uma aberração característica do fascismo, do nazismo, do stalinismo, do maoísmo e do neoliberalismo, já que o ser humano não é gado. .

69[Parlamentares]…os parlamentares não podem ter salários que ofendam a ética e a miséria do País, que esses salários são um abuso de poder que deve ser erradicado..

70[Parlamentares]…os parlamentares, em sua grande maioria, são uma corja de safados medíocres, sem ideologia e sem ideal, que se vendem como meretrizes a quem paga mais.

71[Parlamentares]…os parlamentares não podem de jeito nenhum ter imunidade; isso é antidemocrático, absurdo, inadmissível.

72[Parlamentares]…todo parlamentar corrupto deve ser cassado pelo resto da vida.

73[Parlamentares]…a função do parlamentar não pode comportar esse grau de desfaçatez, de arrogância e estupidez a serviço do próprio bolso. .

74[Parlamentares]…o parlamentar não se candidata para o bem do País, mas para o bem do seu bolso..

75[PMDB]…o PMDB e o PSDB são tão corruptos quanto o PT, sendo que a intenção de frear a Lava Jato é a prova mais evidente..

76[Poder]…todo poder privado tem de ter um limite para não se transformar num tumor ditatorial dentro do Estado e prejudicar a sociedade.

77[Ponderação]…a ponderação, em certos casos, é frouxidão, omissão e covardia.

78[PT]…a esquerda não é sinônimo de PT..

79[PT]…todos os males do Brasil não vêm do PT.

80[Questionar]…questionar absolutamente tudo é um direito do cidadão..

81[Racismo]…o racismo é uma característica dos seres inferiores.

82[Razão]…a Razão é a marca registrada do Homem Superior.

83[Razão]…se chega a espiritualidade pela Razão..

84[Religião]…a função da religião é ajudar e prover as necessidades dos carentes e conscientizá-los de seus direitos em vez de drogá-los com alienação, imbecilização, fanatismo e cegueira..

85[Religião]…o fanatismo religioso deve ser erradicado com o incentivo de uma educação absolutamente laica baseada na Razão. .

86[Religião]…a isenção tributária das instituições religiosas deve ser abolida já que a não taxação é medieval, reacionária e antidemocrática. .

87[Religião]…a lavagem cerebral, a extorsão, a promoção do fanatismo, do obscurantismo, da segregação, do preconceito, da repressão sexual e da imbecilização do cidadão que certas igrejas pentecostais (e por extensão outras religiões) promovem é um crime social que atenta contra a dignidade humana e que deve ser punido por lei. .

88[Religião]…todas as religiões, sob o ponto de vista filosófico, estão decadentes, o que atesta a pobreza espiritual da humanidade. .

89[Religião]…o Homem Superior prescinde de religião.

90[Revolução]…a revolução deve ser ministrada em pequenas doses homeopáticas para envenenar o conservadorismo sem matá-lo, pois o conservadorismo pode ser útil em caso de vazio pós-orgasmo revolucionário.

91[Saber]…não devemos pedir perdão por saber.

92[Sagrado]…só a vida humana, animal e vegetal é sagrada, o resto é mito descartável ou cobiça.

93[Sexo]…a vida sem sexo é insípida como comida de hospital..

94[Sexo]…o sexo faz bem à saúde física, mental e espiritual..

95[Sexo]…a repressão sexual é um crime contra o corpo, logo, contra a natureza.

96[Sexo]…a abstinência sexual pregada por fanáticos religiosos é uma aberração que instiga a violência, já que todo ser reprimido sexualmente se torna violento.

97[Silêncio]…o Silêncio é a dimensão sonora do Absoluto.

98[Silêncio]…é no Silêncio que a alma se olha no espelho.

99[Silêncio]…o Silêncio é a manifestação do Infinito.

100[Silêncio]…só o ser superior ouve o Silêncio.

101[Social]…o Brasil é profundamente atrasado em termos sociais.

102[Social]…o Brasil foi o último país das Américas a abolir a escravidão. .

103[Social]…o Brasil não lutou pela independência como todos os países do Continente Americano (e isso se reflete em seu lastro social), o que perpetua os vícios sociais inerentes à colônia.  .

104[Social]…a desigualdade social no Brasil – e sua consequente segregação – é uma das piores do mundo.

105[Social]…a divisão de classes é uma abominação que data da época dos faraós. .

106[Social]…o conservadorismo brasileiro é tão obtuso e reacionário que trava qualquer tentativa de progresso social..

107[Social]…águas estagnadas fedem, assim como fede o conservadorismo, que é uma estagnação.

108[Solidão]… nunca o ser humano foi tão sozinho quanto neste século XXI.

109[Superficialidade]…a superficialidade de nossa época leva às trevas.

110[Superioridade]…a superioridade inclui a ética, a Razão e o desprezo pelos bens materiais.

111[Terrorismo]…o terrorismo é um termo ambíguo, já que depende de um determinado ponto de vista, ou seja, do lado em que se está.

112[Terrorismo]…os nazistas chamavam os patriotas franceses da Resistência e os italianos do Maquis de terroristas, assim como a Inglaterra chamava os irlandeses do IRA de terroristas – e foram os irlandeses do primeiro IRA que venceram a Inglaterra na luta pela independência. Aliás, a Inglaterra deveria indenizar o povo irlandês pelas atrocidades que, durante séculos, cometeu contra ele, entre muitas outras o tráfico de escravos irlandeses para o Novo Mundo – mas disso os historiadores não costumam falar,        como não costumam falar do lado sanguinário da rainha Elizabeth I.

113[Trabalho]…o neoliberalismo aviltou, degradou, o trabalho do assalariado exprimindo cada vez mais seus benefícios sociais e isso é um crime social.

114[Trabalhador]…se a população envelheceu, esse fator social tem de ser compensado pelos que têm, não pelos que não tem condições econômicas; chega de explorar os desfavorecidos.

115[Transgressão]…a transgressão tonifica os nervos, chacoalha os flácidos e ilumina verdades suspeitas.

116[Trump]…construiu uma persona para impactar os ignorantes e se saiu muito bem.

117[Trump]…é um excelente homem de negócios que ganhou a eleição com bravatas que ele sabe serem impossíveis de realizar.

118[Trump]…todo populista tem estofo de ditador e vende produtos adulterados e Trump não foge à regra.

119[Universal]…o amor universal talvez requeira não pertencer a nada.

120[Universal]…só a Razão e o despojamento podem nos elevar ao Universal.

121[Vaidade]…a vaidade é o anus do orgulho.

122[Valores]…os valores não são eternos, mudam com o tempo e o espaço.

123[Vandalismo]…a reação violenta da miséria decorrente da exploração não é vandalismo.

124[Vandalismo]…o vandalismo é representantes da classe média destruindo obras de arte.

125[Vantagem]…que a tradição de tirar vantagem está na origem da corrupção brasileira.

126[Vazio]…o século XXI aprofundou o vazio político, humanista e cultural das duas últimas décadas do século XX.

127[Venezuela]…não se deve confundir a Venezuela de Maduro com o Brasil de Dilma Rousseff.

128[Verdade]…toda verdade é relativa..

129[Verdade]…toda verdade absoluta é suspeita.

130[Verdade]…a única verdade – ou certeza – é a morte.

131[Vida]…entre outras coisas, é o estalar de uma flor que se abre.

132[Violência]…toda violência é social e determinada por fatores sociais como miséria e desigualdade social.  .

133[Violência]…a miséria é a mais terrível violência social que existe..

134[Vulgaridade]…o século XXI se caracteriza pela vulgaridade, que vai das artes à guerra, passando pelas relações pessoais; que essa vulgaridade se iniciou nos anos 1980.

135[Xenofobia]…a xenofobia é uma característica dos seres inferiores.

136[Yoruba]…num país de maioria negra como o Brasil, ninguém sabe que “mo ni fe” significa eu te amo em yoruba.

 

01-06-16

Revisto e ampliado em 28-02-17

 

 

De Amor e Solidão

fevereiro 1, 2017

De Amor e Solidão

 

S1

Como ave precursora de solidão

de asa ferida e sonho rasgado

atravesso o deserto do exílio

à procura do ninho

 

A1

A tua pele absorve-me a culpa milenar

fundindo-se com a minha

e me narras à meia luz

a fábula do beduíno e do masai

 

S2

Partiram os deuses

restam apenas lendas que não curam

e Deus não responde aos meus gritos

de silêncio

 

A2

E entendi atos que minha razão negava

e me tornei menino para te amar

sem perguntar

apenas sentir

 

S3

Eu os fiz

eles têm meu nome meu sangue meu DNA

mas eles não têm meu Verbo

que recusam

 

A3

A pele se inflama

a carne se entrelaça

a morte foge perante a candeia

da paixão

 

S4

No cabo da Desesperança

pisca a alma

para atrair um navio

perdido

 

A4

De onde vens estranho amor

que semeaste a candeia da alma

no meu membro descrente?

de que espaço de que tempo?

 

S5

Não me pareço com nada

minha voz não encontra eco

vislumbro luz na sombra

a luz dos outros me fere

 

A5

Mergulhas-me na humildade

na generosidade

na alegria primitiva de viver

e teu amor me aproxima de Deus

 

S6

Em abismos de meteco

sondo relíquias de sonhos

onde os mortos falam

a minha língua

 

A6

Calo-me perante a extensão do teu olhar

e povoo meu silêncio com o vasto sorriso

da compreensão infinita

de amar e ser amado

 

S7

Nada sou sem o espelho do outro

nada sou sem a palavra do outro

em meu castelo urdo uma língua

que nunca será compreendida

 

A7

Quando o furor animal

funde nossos corpos

o estertor da pequena morte

faz-nos pingar a alma feita uma

 

S8

Muito hei de esperar para que os outros

vejam minhas cores ouçam meu som

muito hei de esperar para que minha luz se faça

na glória do silêncio

 

A8

És meu suor minha saliva meu odor sou teu  

és o vôo da águia sou o pulo do tigre

és o lago profundo sou a torrente

és a savana sou o deserto somos êxtase

 

S9

O ser e o cosmos

a solidão da pergunta

o Absoluto inatingível

Deus não me trava não me liberta

 

A9

Bebes minha essência bebo a tua

nossas almas se tornam a nossa alma

nossos corpos o nosso corpo

para além do gozo de estar ser

 

S10

Meu Pai foi embora

pelos caminhos da Razão

só fiquei como animal abandonado

em terra inóspita

 

A10

Dou-te de boca para boca

as capitosas uvas do desejo

e abafo teus gemidos

com o uivo do meu gozo

 

S11

Nas ermas paragens

habito-me

de silêncio e luz

do Nada

 

A11

Há nos gestos cotidianos

de um para o outro

a dimensão sagrada

de zelar pelo uno

 

S12

Entre a cegueira do ignorante

e a cobiça do perverso

traço o voo proscrito

acoplando vácuo e exílio

 

A12

Da fúria animal

extraímos a seráfica ternura

e a liturgia sem par

do uno em êxtase

 

S13

Hordas de fanáticos

arrastam-se como larvas

atrás de deuses repulsivos

e me cubro de lama para afugentar os súcubos

 

A13

Olhos nos olhos

debulhando os séculos

dos que amam

plasmando eternidades no instante

 

 

 

 

S14

Longas estradas de mutismo

a inteligência rarefeita me sufoca

reverberações sem revelações

a alma crava-se espinhos para se aquecer

 

A14

Invasão mútua tornando-nos primitivos

anulação mútua tornando-nos platônicos

anexação do corpo transferência da carne

te amo em mim porque em ti sou

 

S15

Mentes estreitas corações mesquinhos

da caatinga às estepes

de exílio em exílio sou

chego em solidão estou

 

 

A15

E a solidão com vara magicamente amor se fez

soam os sinos entre as pernas

a glória de viver

no instante sagrado de existir

19-02-16/06-06-2016

 

 

De Favelado a Empresário a Favelado

 

 

Cada um tem tantos direitos,

 segundo o poder que tem.

Spinoza

 

 

Ao Homem Negro

 

 

Barros*

Não dou entrevistas.

Repórter

Por favor, só umas perguntas.

B

Não. Não dou entrevistas.

R

Eu tenho a maior admiração pelo senhor. Sou novo no emprego e gostaria de ter essa chance. Além do mais sou negro, como o senhor.

B

Tudo bem, entre. Você tem só quinze minutos. Não tire fotos nem de mim nem da casa. Nem cite meu nome nem endereço. Nem sequer o bairro. E não faça referências aos membros de minha família.

R

Entendido e prometido. Vou ser objetivo e direto já que o senhor só me concede quinze minutos. O senhor, que foi um homem rico, não se sente um tanto deslocado na favela?

B

Absolutamente não. Foi uma opção retornar às origens. Quanto ao rótulo de homem rico, gostaria de frisar que não era nenhum bilionário.

R

Essa decisão de nível socioeconômico não o incomoda?

B

Acabo de lhe dizer que não.

R

O senhor nasceu na favela. Começou a trabalhar ainda criança ajudando seu pai com o carreto, que era o sustento da família. Recém-saído da adolescência, o senhor, com a ajuda do seu pai, comprou um caminhão velho e começou a trabalhar por conta própria. Foi prosperando. E estudando. Juntou uma pequena frota de caminhões. Formou-se em administração de empresas. A firma continuou crescendo. O senhor fez mestrado e, posteriormente, doutorado. A pequena empresa de transporte tornou-se uma grande empresa. A que o senhor atribui seu sucesso?

B

Ao trabalho. À disciplina. À persistência.

R

Uma vez no topo da carreira de empresário, o senhor decide largar tudo, por assim dizer. O que o levou a tal decisão?

B

A consciência.

R

A consciência de quê?

B

A consciência é algo muito abrangente. Depois do doutorado, passei a ler muito. Mas aí não eram mais livros sobre gestão empresarial e economia. Mas obras sobre sociologia, história, antropologia e filosofia. Ou seja, humanismo. E minha mente foi se abrindo para um mundo além dos limites do que tinha estudado para minha profissão. E percebi o quão pequeno e restrito era meu mundo de empresário. E também o quanto era egoísta esse meu mundo.

R

Dessas leituras, que escritores o marcaram?

B

Muitos. Chomsky, Spinoza e Freud, entre outros.

R

Curiosamente, os três autores citados são judeus.

B

Não julgo os escritores pela etnia, mas pelas suas ideias, por aquilo que eles escrevem. Sou um admirador da cultura judaica, mas certamente não do Estado de Israel.

R

O senhor disse que seu mundo era egoísta.

B

O neoliberalismo é um sistema injusto que favorece os que já têm muito em detrimento dos que têm pouco. Eu fazia parte desse sistema.

R

É um enfoque de esquerda.

B

Digamos que a palavra esquerda está um tanto datada. Mas a visão e atitude radicais e obviamente limitadas da grande maioria dos neoliberais impedem que eles percebam que a verdadeira esquerda hoje em dia é o humanismo. Mas esses cavalheiros retrógrados, exímios mercadores sedentos de dinheiro e bitolados pelos milagres da economia neoliberal, e que curiosamente se dizem democratas, continuam associando a esquerda ao stalinismo e maoísmo. O que é pura ignorância.      

R

Sua decisão foi então política?

B

No fundo, tudo é político na vida. Tudo é um ato político. Desde comprar determinados produtos até votar em determinado candidato. Mas além do aspecto sociopolítico em que eu estava inserido, dentro de uma determinada classe social, claro, havia o aspecto existencial, por assim dizer. Quanto mais lia, quanto mais abria horizontes, quanto mais racionalizava, mais me dava conta de que algo essencial me faltava, de que algo não fazia sentido na vida de homem abastado que levava. Algo me pesava. E eu sentia a necessidade de uma vida mais leve, mais solta, que só o despojamento poderia me trazer. E aí fui me desfazendo dos meus bens. Fui passando praticamente tudo para meus filhos, com exceção do que doei. Até me sentir em paz comigo mesmo e com a vida. Quando envelhecemos, queremos retornar às raízes. E eu quis voltar à simplicidade do início da minha existência.

R

O senhor foi rotulado de ermitão, de recluso, de misantropo depois da publicação de seu livro sobre a decisão de romper com tudo.

B

Não sou ermitão nem recluso nem misantropo, já que me relaciono com a comunidade da favela.

R

O senhor também foi acusado de radical em relação ao sistema vigente.

B

Talvez seja porque não aceite de modo algum a desigualdade social, a discriminação social perante a Justiça, em uma palavra, a injustiça social. E porque tenha dito e escrito que não sou nenhum imbecil para passar a vida trabalhando para ficar cada vez mais rico. Isso não faz sentido. Mesmo porque o fim é a morte. E a existência tem de ser usufruída antes que ela acabe. Devemos dedicar um tempo para sentir a vida e não fazer com que a vida nos atropele. A correria, a pressa, a ansiedade de ganância chegam a se tornar totalmente absurdas. E certamente não respondem a nossa indagação: o que fazemos neste mundo?

R

O senhor também foi tachado de racista em relação aos brancos em sua defesa da causa dos negros.

B

Não sou racista, mas defendo os direitos do homem negro. Sempre houve racismo neste País, muitas vezes camuflado pelo paternalismo. O negro não quer favores. O negro quer o que lhe pertence, ou seja, o que lhe é de direito, como qualquer cidadão, seja qual for a etnia desse cidadão. O negro tem de afirmar e assumir sua negritude em vez de seguir os valores brancos. O modelo do negro é africano e não europeu. O negro é tão inteligente, capaz e bonito quanto o branco. Isto não é proselitismo. São fatos. Apenas temos de admitir que determinadas conquistas sociais só foram alcançadas com um certo radicalismo. Basta ler a História para se convencer disso. Aqueles que detêm os privilégios nunca querem ceder. Logo, se eles recusam o diálogo, a luta é necessária, por todos os meios.

R

Quando começou a sua conscientização de homem negro?

B

Quando criança, achava que tudo o que era dos brancos era mais bonito. Desde o aspecto físico até as roupas e as moradias. Tinha complexo pelo fato de ser negro, pois às vezes me sentia humilhado por meninos brancos, que me chamavam de macaco ou carvão. Quando me tornei adolescente, percebi que as coisas não eram bem assim. Que, na realidade, era uma questão de faixa social. Os negros eram sempre os mais pobres e não podiam ostentar o que ostentavam os brancos. Veio-me, embora inconscientemente naquela época, uma espécie de revolta que canalizei para o trabalho a fim de ganhar dinheiro e me igualar aos brancos. E assim comecei a galgar os degraus na minha vida profissional – sem esquecer os estudos, que sabia serem imprescindíveis. Mas minha conscientização de homem negro (no sentido de ação) se deu na maturidade, por volta dos 40 anos, depois de ter lido muito e esgotado como insipiente (para não dizer perverso) o modelo de vida que adotara. Uma forma de viver que não me satisfazia. No fundo, minhas conscientizações sociais, políticas, raciais e existenciais estavam intimamente entrelaçadas. Eram uma só: a consciência.

R

Algumas pessoas viram no seu despojamento uma busca de Deus.

B

Não foi exatamente a busca de Deus. Mas o despojamento do conceito de Deus. Ou seja, Deus isento das trevas, travas, preconceitos, superstições e mitos da religião que, em certos casos, é um atentado à dignidade humana. O caminho da pureza começa pelo despojamento. Buda é um exemplo disso. O consumo exacerbado, por exemplo, não só imbeciliza como entope os canais da percepção, da sensibilidade e da inteligência.

R

O senhor era de família neopentecostal e largou sua igreja. Por quê?

B

Porque aos poucos fui me conscientizando de que não podia fazer parte de uma igreja, ou comunidade, que limita a liberdade, o conhecimento, a expansão do saber humano e que, portanto, castra a evolução intelectual do Homem. Isso sem mencionar a intolerância e a doutrinação da alienação absoluta, não só sociopolítica. Os negros, por exemplo, são presas fáceis do fanatismo neopentecostal pelo fato de eles serem pobres e ignorantes. E com o tempo passei a desenvolver uma verdadeira aversão pelo fanatismo religioso. Enfim, foi uma época em que comecei a racionalizar tudo. E a elevar a Razão ao seu mais alto grau. A Razão, que é um sinal de inteligência e de elevação espiritual.

R

O senhor escreveu que alienar o povo em nome da religião é um crime social.

B

Sim, escrevi. E continuo a afirmá-lo. Se os fundamentalistas fazem propaganda, o Estado deveria fazer propaganda contra o fundamentalismo.

R

Algumas pessoas na favela o consideram um sábio, um guru ou mesmo um santo.

B

As pessoas simples falam. Mas não é bem assim. Faço trabalhos voluntários e ajudo os moradores da favela na medida do possível. Porém, não sou nem sábio, nem guru e menos ainda santo. Aliás, diga-se de passagem, que sempre desconfiei de sábios, gurus e santos. Sou apenas um homem que viveu muito, trabalhou muito e cresceu intelectual, ética e espiritualmente para chegar à essência do viver. Ou, mais explicitamente, para dar um norte a esse viver.

R

Como é o relacionamento com sua família depois da grande ruptura em sua vida?

B

Digamos que cordial. Mas distante. Com exceção de minha filha, que vem me visitar regularmente, meus outros três filhos homens raramente aparecem por aqui. Têm vergonha de ver o pai morando numa favela. Todos eles estão casados e bem de vida e vivem num meio social onde é difícil admitir que o pai more numa favela.

R

Isso o entristece?

B

Não. Mesmo porque posso entender o que sentem três dos meus quatro filhos. Eu não sou um caso comum. Logo, não posso esperar que os outros me aceitem como sou. Via de regra, as pessoas não gostam daquilo que escapa do modelo padrão. Não se sentem confortáveis com aquilo que é diferente. As pessoas, de modo geral, acham que sou um louco ou um rico extravagante.

R

E suas ex-mulheres?

B

Fui casado três vezes. Com a primeira mulher tive dois meninos. Com a segunda, uma menina. E com a terceira, um menino. A primeira é a única com a qual ainda me relacionou cordialmente. A primeira é negra. As outras duas, brancas. Fui feliz com todas elas e não guardo nenhum ressentimento – mesmo porque fui eu que pedi a separação nos três casos.

R

Uma de suas ex-esposas o acusou de machista e sexista.

B

É a opinião dela. Certas feministas agem como quem derruba uma ditadura de direita para instaurar uma ditadura de esquerda.

R

Sem querer invadir sua privacidade, o senhor tinha fama de Don Juan. Nas entressafras, teve casos com mulheres belíssimas.

B

Eu era jovem, bem apessoado, deslumbrado, tinha dinheiro, muita saúde e muita vontade de viver, de gozar a vida. Portanto, era natural o que fazia. Em suma, vivi intensamente, mesmo porque sou hedonista. Ainda bem. Hoje, mesmo que voltasse a ser jovem e abastado, não agiria dessa forma. Ou não sei. Talvez agisse. Cada fase de nossa vida tem suas características. Não podemos voltar no tempo achando ingenuamente que seriamos capazes de viver a juventude com a experiência adquirida na maturidade – aliás, isso soaria falso. O figo fresco tem um sabor, o figo seco tem outro sabor. Na mocidade, as chamas. Na maturidade, as brasas. Não me arrependo de nada do que fiz. E posso dizer que tampouco me arrependo de nada do que não fiz. Mesmo porque nunca deixei de fazer o que queria fazer. De certo modo, sempre tive um sentimento de urgência, como se eu não devesse deixar para amanhã o que podia ser alcançado hoje. Talvez pelo fato de eu não ter “vivido” minha infância e minha adolescência. Sim, recuperar o tempo perdido na pobreza. E essa urgência inclui tanto o prazer como os objetivos práticos da existência. Só se vive uma vez. Uma única vez. E a vida é muito vasta para ser devorada numa única existência. Essa consciência de nossa limitação temporal pode ser altamente positiva em todos os sentidos. Pois é uma inesgotável fonte de energia.

 

*Barros é um nome fictício.

 

18-12-16

 

 

 

 

Oi, Vizinho. Posso Entrar? Feliz Natal!

 

– Não acredito. Não posso acreditar. Se eu não visse com meus próprios olhos, não acreditaria. Como é que pode?  É muita desfaçatez. É muita cara-de-pau. É muita sem-vergonhice. Eu não sou nem fresca nem puritana. Mas tem certas coisas que não admito. Tem coisas que passam do limite e que são inadmissíveis. Todos nós temos defeitos. Todos nós damos mancadas. Todos nós temos falhas. Todos nós erramos. Mas a paciência se esgota. E a tolerância tem limites. Não sou perfeita. Longe disso. Mas tem uma coisa: eu não admito falta de respeito. Sou tempestiva. Temperamental. Deve ser o sangue espanhol do meu pai e o sangue italiano da minha mãe. Mas sou justa e me revolto com injustiça. E rodo a baiana quando é preciso. E coitado daquele ou daquela que me enfrentar. Porque não deixo barato. Sou uma mulher educada, compreensiva e carinhosa. Mas não cutuque a onça com vara curta. E eu sei muito bem o que estou falando. E como sei! Faz tempo que poderia ter dado um chute no meu marido. Que ele bem que merece. Mas não faço isso. Não por falta de coragem. Porque coragem tenho até de sobra. E sou muito decidida. Não penso duas vezes. Mas não o largo porque o amo. Se ele merece meu amor, é outra história. Nada me impede largá-lo. Nossas duas filhas já casaram. Estou sozinha com ele em casa. Às vezes me pergunto: por que fico com esse homem que… Deixa para lá. Fico com ele porque o amo. É meu marido, pai de minhas filhas e o amo. É claro que poderia apelar para algo mais cômodo que me permitisse gozar a vida sem abandoná-lo. Mas eu tenho princípios. Princípios muito sólidos que herdei dos meus pais. Não sou mulher de enganar ninguém. Menos ainda meu marido. Não sou mulher de vários homens. Quando estou com um homem, é só esse homem. Não interessa se já não transo mais com meu marido. Ele bebe. Bebe demais. E a bebida impede a ferramenta de funcionar. Paciência. Todos nós temos nossa cruz. Eu ainda tenho muito carinho e ternura por ele. Mas não sou santa nem heroína. E confesso que sinto falta de sexo. Que tenho muito desejo. Sou uma mulher fogosa que curte os prazeres da cama. Mas arranjar um amante é algo que não me passa pela cabeça. Embora ele, meu marido, tenha insinuado, sem falar abertamente, que posso arrumar outro homem, desde que não largue o companheiro de tantos anos. Pobrezinho do meu marido, nunca, jamais vou largá-lo. Não sei como iria me sentir nos braços de outro homem. Pensaria no meu marido e me sentiria culpada. Ah, meu Deus! O que eu não daria para que a ferramenta dele funcionasse. Já até rezei para santo Antônio para que ele realize esse milagre doméstico. Mas aparentemente santo Antônio deve ter coisas mais importantes para resolver. Mas deixemos minha história de lado. O que eu queria mesmo é falar de você, meu caro vizinho. E de tua tristeza. Uma tristeza mais do que justificada. Não me conformo com o que está te acontecendo. E, para falar a verdade, fico revoltada com o que você é obrigado a engolir. Sabe, vizinho, o que te ocorre me toca, me afeta, pois você é uma pessoa que apreço muito. Mas não vá pensar mal. Não estou te cantando. Apenas… Apenas bato no teu apartamento para te entregar um panetone para as crianças e uma garrafa de vinho para vocês e… E de repente você começa a chorar e me conta. Me conta algo que já sabia, pois ninguém é bobo e só uma parede separa meu apartamento do teu. Um homem tão bom. Tão trabalhador. Tão amante de sua família. E tão bonito. Porque você é um homem muito bonito. Se eu fosse tua mulher… Deixa para lá. Ela não sabe o que está perdendo – ou vai acabar perdendo. Ela vai se arrepender, essa biscate, essa vagabunda, essa vadia. Desculpe, meu querido, desculpe. Quando estou brava xingo para valer. Essa mulher não tem o mínimo respeito por você nem pelos teus filhos. Isso não é coisa que se faça com o pai dos filhos dessa vaca no cio. Tua mulher não te merece. Dá um chute nela. Mande-a para puta que pariu. Sabe de uma coisa? Ela merece uma surra. Tem que apanhar para aprender a respeitar o marido e os filhos ainda pequenos. Mas nem puta faz isso. Isso mesmo, pior do que marafona. Desculpe, meu querido, mas estou muito revoltada como o que essa rameira te aprontou. E não é a primeira vez. Sei lá quantos amantes ou casos ela já teve. Já a vi com vários homens. Uma vez no shopping, no cinema, à tarde, beijando um barbudo. E uma vez que você viajou com teus filhos para a casa dos teus pais, ela trouxe um macho careca para tua casa. E transaram a tarde toda na tua cama. Eu ouvia a putana gemer de prazer, de tão alto que ela gemia. Mas desta vez ela extrapolou. Muito filha da puta mesmo. Muito sacana, a lazarenta. Quer dizer que a safada da cadela, com furor uterino, com a boceta em chamas, provavelmente porque conheceu um novo macho hoje mesmo e não podia perder a oportunidade de meter (vai ver que o macho estava de passagem pela cidade e ia embora no dia seguinte), decide passar a véspera de Natal fodendo com o amante casual e larga marido e filhos esperando-a para a ceia de Natal! Mas nem puta rampeira faz isso! E você não fala nada?

– Eu amo minha esposa.

 

15-10-16

 

 

 

 

Zotão dos Divinos Bagos

novembro 1, 2016

Zotão dos Divinos Bagos

ou

Quando a Sagrada Berinjela Pulou a Cerca

 

 

 

Oh, vem com o velho Khayyam, e deixa os sábios!

Uma coisa é certa: a vida voa; uma coisa é certa,

o resto é mentira. A flor que nasce uma vez morre

para sempre.

Khayyam

 

 

Caríssimo amigo Marquis,

 

Num ataque (ou surto) de repentina veleidade literária ou, mais especificamente, cronista ou missivista, resolvi te contar como conheci meu atual amor. Algumas coisas que transcrevo não as presenciei, mas consegui costurá-las com pequenos detalhes que fui garimpando em conversas.

Como você sabe, eu era um marido fiel até conhecer a Zuzú (Zuleica), que era viúva fazia alguns anos. Mas primeiro faz-se necessário te relatar por que, sendo um marido fiel, amante de minha mulher, de minhas duas filhas e da vida familiar, pulei a cerca, como se costuma dizer. Acontece que minha esposa Lúcia, não sei se por depressão ou no fundo cansada de nossa relação, começou a frequentar uma igreja neopentecostal no intuito – acho eu – de salvar nosso casamento. Até aí, tudo bem. Respeitei sua decisão. Porém, ela queria que eu também frequentasse a igreja, mas eu me recusei. Ela insistiu. Mantive minha recusa. Mas um belo dia ela me veio com uma conversa que me deixou muito puto. Você é homem e vai entender.

– Jonas, eu queria te dizer uma coisa muito séria.

– Fala, Lúcia.

– É o seguinte, bem, não me leve a mal, mas…

– Mas o quê, Lúcia? Fala logo.

– Bem, eu gosto muito de você, meu bem. Você é      meu marido e pai de nossas filhas e…

– E daí?

– E daí que não posso mais… Por favor, não fique      bravo comigo.

– Lúcia, desembucha logo o que você tem a falar.      Não vai me dizer que você arrumou um amante.

– Credo, Jonas! Como você pode falar uma coisa       dessas! Você me ofende.

– Estou brincando, querida. Mas fala logo o que         está te incomodando.

– Jonas, meu querido marido, não vou poder fazer     mais sexo com você.

– O quê? Não estou entendendo.

– É isso mesmo. Não vou poder ter mais relações       sexuais com você.

– Você pretende ter sexo com outro homem? Você    se apaixonou por outro homem e pretende ter sexo com ele?

– Pelo amor de Deus, Jonas! Não fala assim! Você     sabe que sou uma mulher honesta, decente, fiel, que        respeita seu marido.

– Então continuo sem entender.

– Jonas, meu amado marido, nossas duas filhas já      se tornaram adultas e nós não vamos ter mais filhos.

– E daí?

– Que sexo é para procriar, senão é pecado.

– É isso o que você aprendeu na igreja?

– É o que está escrito na Bíblia.

Veio-me uma raiva súbita: minha mulher, em     questão de algumas semanas virara fundamentalista,    fanática. Deu-me vontade de gritar: enfia tua igreja    no cu porque eu vou cair fora desta casa. Mas         contive-me e disse, frio e radical:

– Você está me propondo o divórcio?

– Não, pelo amor de Deus! O casamento é indissolúvel.

– Você não espera que fique com você sem mulher,   né? Ou você acha que vou passar o resto da       minha      vida me masturbando?

E saí sem esperar resposta. Fui dar uma volta de        carro. Estava perplexo, revoltado. Sentia-me     rejeitado. Mesmo porque eu amava minha mulher. A       Lúcia me dera um banho de água gelada. Respeitei    sua decisão e não lhe pedi sexo, nem uma única vez.        Estava profundamente decepcionado. Meu casamento     ruíra depois de 25 anos. E após algumas semanas na     base do “cinco contra um”, resolvi caçar mulher.       Procurei de vários modos. Estava sempre de antena ligada, pressionado pela premente necessidade de       sexo. Afinal de contas, um homem de 51 anos não vai    ficar sublimando o sexo ou viver de fantasias     punheteiras. E acabei conhecendo a Zuzú pela    internet.

Mas eu saíra de uma relação estável com a Lúcia       e procurava uma relação séria. O que não era exatamente o que a Zuzú queria. Ela desejava um   relacionamento sem compromisso. Queria passar bem       na cama comigo e, para falar a verdade, também fora     da cama. A Zuzú é uma branca culta e gosta de curtir a arte. Passamos a ir ao cinema, ao teatro, a         musicais, a concertos e exposições. E fui-me      transformando. Não que eu seja ignorante. Como         advogado, tenho um certo grau de cultura e gosto    de ler, mas nunca fora muito ligado à arte. Isso, fora da cama. E na cama… Santo Deus! A mudança foi     radical. Zuzú é um vulcão. Tudo o que um    homem    pode querer entre quatro paredes. Passei a fazer com         ela coisas que         jamais fizera com minha mulher.        E ela me fez coisas que a Lúcia nem imagina que   possam ser feitas. E, incentivado por ela, que é boca       suja, bem escrachada na        cama, me acostumei a           falar palavrão quando metia.        A Zuzú me fazia rir na   cama. Fazia-me dar gargalhadas. Para começar,      deixou de me chamar de Jonas para me chamar de         Jotão, e, mais tarde, de Zotão – apelido que eu achava engraçado.      Isso além de uma lista de outros   nomes que não acabava         nunca, pois ela, criativa e      teatral, sempre a renovava. Atributos e definições,      que giravam em torno da minha genitália, tais como         “chourição da minha vida”, “PG, ou seja, pau     grosso”, “divinas bolas da Zuzú”, “divinas ameixas pretas da Zuzú”, “divinos bagos do Zotão”, “sagrada berinjela da minha         vida”, “santa pica de ébano da      Zuzú”, “cilindro negro do meu coração”. E quando        estávamos trepando, dizia: “fala que sou a puta       branquela do   negrão”, “fala que o negrão gosta da         boceta da        branquela”, “fala que o negrão quer irrigar         a racha da branquela”, “fala que a branquela é a      escrava do negrão e que o negrão faz com a        branquela tudo o que ele quiser na hora de meter”. E        eu, divertindo-me, repetia e ria.

Mas a Zuzú, viúva como disse, não era feliz       como       seus comentários e brincadeiras    esculachados poderiam deixar supor. Não era feliz e      não era livre. Tinha um amante fazia anos. Um         homem casado que ela amava. Mas sabe como é,    homem casado, via de   regra, não larga a mulher. Ou por conveniência, ou por falta de coragem ou por         preceitos religiosos. E ela passou a sair comigo como forma de compensar sua solidão de condição de         “a outra”, de coadjuvante que percebia que nunca        teria a chance de ser a protagonista. O amante, vira         e mexe, lhe dava o cano. E ela ficava em casa, esperando em vão. A família era      a prioridade dele.   Fosse para jantar fora, para ir ao   cinema, para visitar     amigos ou para cumprir com o dever conjugal. Uma vez ela deixou o amante esperando, ou seja, deu     cano, e quando ele lhe pediu         satisfação, ela         simplesmente respondeu que se ele tinha sua mulher,   ela podia ter outro homem. E ele teve de engolir.      Mas a relação com a Zuzú – embora    me fizesse       muito bem física e mentalmente – não me satisfazia   plenamente, não era o que eu queria. Eu almejava     uma mulher só para mim, uma relação fixa, estável.

Bem, introduzi a Zuzú para te contar como foi   que conheci, ou, melhor dito, como comecei a me relacionar com a Fina (Delfina). Aconteceu mais ou        menos assim, pelo que pude deduzir do que me foi         relatado.

F – Entre, querida. Que prazer recebê-la. Tudo bem   com você?

Z – Tudo bem, Fina. E você?

F – Tudo em ordem, Zuzú. Mas poderia estar melhor.

Z – Está te faltando algo para completar esse tudo em       ordem?

F – Está, Zuzú, está.

Z – O quê? Um homem? Você está apaixonada?

F – Acho que estou. Quer dizer, não sei. Bem…

Z – Fina, está ou não está apaixonada?

F – Querida não posso afirmar que esteja apaixonada        se mal falo com ele. Só bom dia, boa tarde e até logo.   E uns olhares significativos da parte dele. Acho que      ele é tímido. Não sei qual de nós dois é mais tímido.

Z – Fina, está esperando o quê? Dá uma dica para ele.       Algo que o faça entender. Nem sempre é o homem       que tem de dar o primeiro passo. Vai ficar com a      compadecida criando teia de aranha, sem fazer nada?

F – Ai, Zuzú, não comece com esse seu linguajar       chulo.

Z – Não falei nada demais. Disse a compadecida em vez de usar o termo boceta.

F – Credo! Que horror! Detesto essa palavra.

Z – Mas é graças à santa boceta que existe a       humanidade, ou não é?

F – Para, Zuzú. Senão não conto mais nada.

Z – Conta então. De onde você o conhece?

F – Do escritório. Ele vai frequentemente ao      escritório. É sempre muito educado e amável comigo.         Um dia ele me trouxe uma caixa de bombons.

Z – Porra, Fina! Ele já te deu sinal. Faça algo. O cara        está interessado em você. Saia com ele. Conheça-o   melhor. Não precisa disponibilizar a boceta logo no     primeiro encontro.

F – Zuzú, ou você para de falar palavrão ou eu não    conto mais nada.

Z – Tudo bem. A vagina. O que ele faz?

F – É advogado. Dr. Jonas.

Z – Negro? Bonitão? Cinquentão?

F – Sim. Você o conhece?

Z – Como o mundo é pequeno.  Sim, eu o conheço.

F – De onde?

Z – De… De alguns contatos profissionais.

F – O que você acha dele?

Z – Bonitão e muito gostoso.

F – Como você sabe que ele é gostoso?

Z – Bem… Eu… Basta olhar para ele para saber que é        gostoso. Deve ter um cacete bem grosso e um par de colhões enormes.

F – Credo, Zuzú! Como você fala! Parece mulher da vida.

Z – Ué, você não gosta de um pau bem grosso e de    duas bolas bem grandes? Negro é bem dotado de rola e de bagos. Você nunca transou com negro?

D – Eu não. Você sabe que só tive três homens na      minha vida. E todos brancos.

Z – Você não sabe como é bom um macho negro na cama.

F – Nem quero saber. Eu quero é amar e ser amada.   Não estou à procura de pênis e testículos avantajados,    sejam de negro, de branco ou de amarelo.

Z – Pois é, minha filha. É por isso que você ficou       solteirona. Você perde seu tempo. Você deixa a vida     escapar. Só se vive uma única vez. A gente tem de   agarrar a vida como ela se apresenta, sem exigir        demais. Que foi? Ficou triste pelo que falei?    Desculpa, minha amiga, não quis te magoar. Gosto        muito de você e quero que você aproveite a vida e     seja feliz.

F – Não é nada, Zuzú. Você tem razão, sou uma         boba.

Z – Você não é nenhuma boba, Fina. Você é uma       mulher inteligente e sensível. Uma cinquentona muito      bonita. Talvez um pouco à moda antiga. Diferente de       mim. Eu sou mais extrovertida, mais atirada. Mas         masculina no sentido de agir, de tomar a dianteira.    Depois que meu marido morreu, descontei o tempo       perdido e conheci biblicamente todos os homens que        quis. Nunca traí meu marido. E descobri com outros         homens, o quanto ele era comportado na cama. E       passei a gostar do sexo selvagem, como dizem. Agora     estou tendo um novo caso. Com um homem negro,        por sinal.

F – Mas e o Pedro? Você rompeu com ele?

Z – O Pedro é meu amante oficial, por assim dizer.    Mas de vez em quando preciso castigá-lo      um   pouco      para ele sentir como é dividir a pessoa     amada com     alguém. Pimenta no cu dos outros não         arde. Amo o     Pedro, mas estou cheia de ser “a   outra”. A amante,   que só recebe o que sobra de        tempo, de atenção, de compartilhamento da vida.

F – Eu entendo, querida, eu entendo.

Z – Por sinal, convidei meu… sei lá o que ele é. Digamos meu caso temporário, para vir aqui, jantar   conosco. Ele deve chegar daqui a pouco. Você não se    incomoda, né?

F – Não, minha querida, em absoluto. Será bem-        vindo.

Z – Se faltar comida, pedimos uma pizza ou comida chinesa.

F – Não se preocupe, Zuzú. Fiz bastante comida.        Preparei um couscous marroquino.

Z – Que delícia!

F – Estão chamando no interfone.

Z – Deve ser ele. O Zotão.

F – Zotão é o nome dele?

Z – Sim, Zotão das divinas ameixas. Porque tem uns formosos bagos que parecem ameixas pretas.

F – Zuzú, você não tem jeito.

Z – Os cilindros e as esferas masculinos me fizeram perder o jeito há bastante tempo. Graças a Deus,    passei a curtir intensamente as delícias da carne de macho bem apimentada. Quem se atém só ao papai-  mamãe não sabe o que está perdendo. Além do mais,     arroz e feijão todo santo dia cansa.

Subi ao apartamento. A Fina fez uma cara de     espanto   quando me viu. A Zuzú sorriu    maliciosamente e me piscou discretamente.         Abrimos uma garrafa de vinho. Passaram-se uns dez minutos. O celular da Zuzú   tocou. Ela atendeu. Falou pouco e        desligou.

– Gente, minha mãe não está passando bem. Preciso ir.    Não se preocupem comigo. Continuem com o        vinho. Ligo mais tarde.

E a Zuzú saiu. Continuamos bebendo, a Fina e   eu. Uma meia hora depois, Zuzú ligou:

– Fina, jantem vocês dois. Minha mãe está melhor,    mas não vou sair, não quero deixá-la sozinha. Um   outro dia programaremos um novo jantar para nós duas. Um beijo. Dê um beijo ao Zotão.

Jantamos. Conversamos muito. Fina é uma         mulher    adorável. Delicada, feminina, sensível,        inteligente e muito bonita. Um amor de branca, para    falar a verdade. Continuamos tomando vinho, que foi         deixando os corações e outras partes saltitantes.         Pintou um clima de sedução. A pomba-gira entrou no    apartamento. Afrodite, a safada, e os Exus        conspiraram – ou melhor, cooperaram. O mastro        começou a ficar inquieto – como animal que detecta    o odor sagrado – e ficou muito doido. E de repente,       os sinos do Zotão dobraram alegremente entre as         pernas enquanto o cilindro afundava prazerosamente         na santa caverna… E assim começou o nosso amor, quando eu menos esperava.

É só isso por enquanto.

Deu certo o novo emprego?  Espero que esteja           tudo bem com você e família.

Um abraço fraterno do Jonas.

P.S.: No próximo fim de semana estou livre. Vamos tomar uma cervejinha? Ligue-me.

 

18-09-2016